LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

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NOUVEL APPEL DU PARQUET DANS L'AFFAIRE PISTORIUS

L'affaire Pistorius joue les prolongations. L'ex-champion paralympique, jugé pour «homicide involontaire», pourra être jugé pour «meurtre».

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Le parquet sud-africain a formellement fait appel ce lundi 17 août de la condamnation pour «homicide involontaire» de l'ex-champion paralympique Oscar Pistorius, coupable d'avoir abattu sa petite amie dans la nuit de la Saint-Valentin 2013. «Aujourd'hui, les documents ont été déposés à la Cour suprême d'appel», a indiqué à l'AFP le porte-parole du parquet Luvuyo Mfaku.
L'accusation estime que la juge a fait une erreur d'interprétation du droit en ne retenant que l'«homicide involontaire» et qu'elle aurait dû condamner le sportif pour «meurtre».

Peine alourdie de 15 ans

Oscar Pistorius avait abattu de quatre balles sa petite amie Reeva Steenkamp en février 2013. Il a été condamné à cinq ans de prison, mais devrait sortir dès vendredi -- après 10 mois de détention -- sous le régime de la liberté conditionnelle.
S'il était reconnu coupable de meurtre, il risquerait alors une peine plus lourde d'au moins 15 ans de prison.
Le parquet avait déjà annoncé qu'il faisait appel, mais le procureur devait encore déposer ses arguments par écrit, ce qui a été fait ce lundi 17 août.

Affaire examinée en novembre

Les avocats de l'ex-champion ont jusqu'au 17 septembre pour remettre à leur tour leurs arguments écrits à la Cour suprême d'appel. Cette dernière doit examiner l'affaire en novembre.
En droit sud-africain, la procédure dite d'appel est plus proche de la cassation française que de l'appel proprement dit. Le procès n'est pas révisé sur le fond, mais uniquement sur des bases juridiques. Le verdict ne pourra être modifié que si les juges suprêmes estiment que la juge Thokozile Masipa a fait une erreur d'interprétation du droit.
La décision rendue le 21 octobre 2014 par la juge Thokosile Masipa avait suscité énormément de commentaires à l'époque. Oscar Pistorius avait admis avoir tiré quatre balles de fort calibre, à hauteur d'homme, sur la porte des toilettes en pensant qu'un cambrioleur y était retranché.

«Blade Runner»

La juge avait alors été critiquée pour avoir retenu l'idée d'un homicide «involontaire», alors que Pistorius était conscient qu'il pouvait tirer sur un être humain.
La thèse du parquet, selon laquelle l'athlète aurait abattu sa petite amie à l'issue d'une dispute, a en revanche été écartée par la juge, faute de preuves suffisantes.
La mère de la victime, June Steenkamp, avait récemment déploré que Pistorius puisse sortir aussi vite de prison: «Je ne pense que ce soit assez pour quelqu'un qui a causé la mort d'une autre personne», avait-elle déclaré en mai, dans le Sunday Times.
Double amputé des pieds à la naissance, Pistorius est surnommé «Blade Runner», en référence aux lames de carbone sur lesquelles il courrait en compétition. Aidé par un physique avantageux, il était devenu une icône du sport mondial avant le drame, prenant le départ aux Jeux Olympiques de Londres 2012 avec les valides malgré son handicap.

 

SOURCE : La Tribune de Genève



17/08/2015
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