LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

"MON CORPS BRÛLE", DIT LE CONDAMNÉ À MORT. LA COUR SUPRÊME APPROUVE

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Ce lundi, la Cour suprême des Etats-Unis d’Amérique a rejeté [PDF] le recours porté par quatre condamnés à mort de l’Oklahoma. Il concernait une technique d’injection létale qui, selon ses opposants, donne l’impression au condamné de brûler vif. La Cour suprême, à cinq voix contre quatre, a considéré qu’elle n’était pas contraire à la Constitution, levant ainsi la plupart des barrières légales contre cette technique et rendant difficile pour les condamnés de porter de nouveaux recours.
Cette discussion a commencé l’année dernière et a abouti à une décision qui peut apparaître comme assez folle vue de France : la réautorisation despelotons d’exécution en Utah en mars.
Comme Rue89 le racontait à l’époque, à la base de tout, il y a la pénurie d’un composant des injections létales qui n’était plus produit qu’en Suisse et au Danemark, et dont l’Union européenne a interdit l’exportation fin 2011. Cette pénurie a obligé les Etats à une inventivité chimique pour le moins douteuse.
Jusqu’à l’exécution, le 29 avril 2014, en Oklahoma, de Clayton Lockett. Celui-ci a fait les frais d’une méthode consistant à injecter un premier produit – le midazolam – visant à le rendre inconscient. Mais il s’est réveillé lors de l’injection des deux autres produits. L’exécution a été suspendue, mais Clayton Lockett est décédé une quarantaine de minutes plus tard, d’une crise cardiaque. L’enquête a montré qu’une veine avait éclaté et que les substances s’étaient répandues dans le corps.
Le 13 janvier 2015, quatre condamnés à mort de l’Oklahoma ont porté le cas devant la Cour suprême, ce qui n’a pas empêché l’Etat d’exécuter deux jours plus tard, et selon le même protocole, l’un des pétitionnaires, Charles Warner qui a dit avant de mourir : « Mon corps est en feu. »
Quelques jours plus tard, la Cour a accepté de se pencher sur ce recours, ce qui a suspendu de fait toute exécution selon cette méthode jusqu’à aujourd’hui (ce qui n’a pas empêché que 15 exécutions aient lieu en 2015 par le truchement d’une substance tout aussi controversée, le pentobarbital).

 

SOURCE : L'OBS



30/06/2015
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