LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

LES SURSAUTS RADIO RAPIDES TRAHISSENT-ILS UNE CIVILISATION E.T.

Découverts au XXIe siècle, les sursauts radio rapides intriguent les astrophysiciens qui n’en comprennent pas encore la nature. Les spécialistes ont récemment envisagé qu’il s’agissait d’étoiles de Planck en explosion. Une hypothèse encore plus extraordinaire vient cependant d’être avancée pour expliquer une étrange caractéristique des signaux observés : il pourrait s’agir de technosignatures de civilisations E.T.

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Un article déposé sur arXiv par une équipe d’astronomes à propos des sursauts radio rapides (FRB pour Fast Radio Bursts en anglais) a conduit à quelques spéculations qui pourraient aisément passer pour un poisson d’avril. Pourtant, il n’en est rien. Rappelons que ces sursauts se présentent sous forme de flashs d’ondes radio qui durent quelques millisecondes. Les astronomes en ont d’abord trouvé dans les archives des observations de plusieurs radiotélescopes avant d’en détecter un en direct en 2014 à l’aide du Parkes Telescope, en Australie.
La brièveté de ces signaux implique (pour des raisons physiques liées à la vitesse de propagation d’un effet physique faisant varier la luminosité d’un objet) qu’ils sont émis à partir d’une région dont la taille est de quelques centaines de kilomètres tout au plus. On sait aussi que les parties à hautes fréquences et celles à basses fréquences d’une impulsion électromagnétique arrivent avec des décalages d’autant plus importants que l’impulsion a voyagé loin à travers l’univers en traversant des régions contenant de la matière. La conclusion la plus simple et la plus vraisemblable déduite des caractéristiques des sursauts radio en se basant sur tous ces effets était qu’il s’agissait d’objets extragalactiques ne pouvant pas être des étoiles standard et qu'ils étaient capables d’émettre en quelques millisecondes autant d’énergie que le Soleil en une journée.
Des analyses des observations faites non seulement avec le radiotélescope de Parkes mais aussi avec le télescope en orbite Swift et le Nordic Optical Telescope de La Palma, aux Canaries, et qui concernaient un FRB semblaient confirmer qu'il s'agissait bien d’un événement extragalactique. Selon ces analyses, il serait même situé à plus de 5,5 milliards d’années-lumière. Il ne pouvait pas s’agir d’une supernova. Une hypothèse fascinante avait alors été avancée : celle des étoiles de Planck finissant leur vie en explosion sous forme de trou blanc.

L'astronome Seth Shostak est bien connu pour ses recherches dans le cadre du programme Seti. Il est l'un des directeurs du Seti Institute, situé à Mountain View (Californie, États-Unis). © Seti.org

    L'astronome Seth Shostak

Les sursauts radio rapides, des satellites militaires ?

Michael Hippke, Wilfried F. Domainko et John G. Learned viennent cependant de chambouler ces conclusions. D’après leurs analyses concernant les signaux des 10 FRB connus, les intervalles de temps entre les plus hautes et les plus basses fréquences des impulsions radio détectées sont tous des multiples entiers d’un même nombre : 187,5. De prime abord, cela impliquerait que les FRB sont espacés régulièrement sur des milliards d’années-lumière, ce qui paraît complètement invraisemblable. On pourrait penser qu’il s’agit d’un espacement fortuit. Cela n’est pas impossible lorsque l’on considère un échantillon avec un petit nombre de mesures. Lorsque l’on disposera de plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de mesures pour des FRB différents, cet espacement pourrait fort bien disparaître. Cependant, si l’on estime la probabilité d’observer un tel espacement avec 10 FRB, il semble que celle-ci soit inférieure à 5 sur 10.000.
Les trois astronomes pensent donc que l’on est en fait en présence de sources radio dans la Voie lactée qui, pour une raison inconnue, émettent des paquets de hautes et de basses fréquences espacés dans le temps par des multiples d’un intervalle fixé. Il pourrait s’agir de signaux d’origine humaine, par exemple des satellites militaires. Bien évidemment, les trois chercheurs sont allés un cran plus loin. Les signaux pouvaient être aussi d’origine extraterrestre.
Le sérieux de l’hypothèse a fait que le célèbre Seth Shostak, le directeur du Center for SetiResearch est monté au créneau et a fait une déclaration sur le site du Seti Institute.

Des pulsars et des quasars pris pour des E.T.

L’exobiologiste reconnaît que les observations sont particulièrement intrigantes et ne possèdent pour le moment pas d’explication dans le cadre des phénomènes naturels connus et compris. Il incite cependant à la prudence rappelant qu’en 1967, lorsque le premier pulsar a été découvert, ses pulsations régulières avaient aussi été interprétées comme la technosignature d’une civilisation E.T. avancée. D’ailleurs, la source radio détectée avait alors été baptisée LGM pour Little Green Men, « petits hommes verts », en anglais. En 1965, des astronomes russes pensaient aussi avoir détecté une civilisation E.T. L’intensité de la source radio CTA 102 variait trop rapidement pour les modèles d’objets de l’astrophysique de l’époque. Nous savons maintenant qu’il s’agissait d’un effet de la physique des quasars.
Il faut donc garder la tête froide avant d’en conclure que des radiotélescopes ont détecté l’ouverture de trous de vers traversables par des E.T. dans la Voie lactée ou des explosions thermonucléaires associées à des vaisseaux spatiaux possédant une propulsion du type de celle envisagée pour le projet Daedalus...

 

SOURCE : Futura Sciences



08/04/2015
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