LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

LA SITUATION IMPOSSIBLE DE GILBRALTAR APRÈS LE BREXIT

GILBRALTAR.PNG

 

Les 7 km² du territoire de Gibraltar pourraient bien être au centre des discussions politiques décisives à venir, après le vote du Royaume-Uni favorable à une sortie de l'Union européenne (UE). Cette enclave britannique de 33.000 habitants au sud de l'Espagne a voté à plus de 95%, jeudi 23 juin, pour le maintien dans l'Union européenne.
Alors que son pays a décidé à près de 52% de quitter l'UE, Gibraltar, comme l'Écosse et l'Irlande du Nord, a démontré à quel point la Grande-Bretagne était divisée sur cette question en plébiscitant pour sa part le maintien dans l'Europe.
Surtout, le "Peñon" (le rocher), collé à l'Andalousie, pourrait se retrouver, comme il le craignait, isolé du reste du continent, alors que son économie, aujourd'hui prospère, dépend très largement de ses relations avec l'UE. Les investisseurs, attirés par un faible régime d'imposition et son appartenance à l'UE, pourraient s'en détourner.
Un voisin encombrant pour l'Espagne
Le caillou, arraché par la Grande-Bretagne à l'Espagne en 1713, est source de tensions entre les deux pays, qui en revendiquent tous deux la souveraineté. L'enclave est d'ailleurs régie par le traité d’Utrecht, qui veut que le territoire soit rétrocédé à l'Espagne à la minute où il cesserait d'être britannique.
Avec le Brexit, l’Espagne pourrait être tentée de fermer sa frontière terrestre avec Gibraltar, comme l'avait fait Francisco Franco en 1967 après un référendum d'autodétermination au cours duquel le maintien de la souveraineté britannique avait obtenu une large majorité. Les habitants du "rocher" avaient alors été obligés de quitter le territoire par la mer ou les airs, jusqu'en 1985, date à laquelle Madrid, en pleine négociation pour intégrer l'Union européenne, avait cédé.
Comme l'explique Libération, la frontière terrestre entre "le rocher" et l'Espagne s'apprête en effet à devenir une frontière extérieure de l'Europe. "Dès lors, les (nombreux) conflits Espagne-Gibraltar deviendraient bilatéraux et ne bénéficieraient plus de la neutralité - et de la bienveillance - de Bruxelles", explique le quotidien.

 

SOURCE : LE HUFFINGTON POST 24.06.2016



24/06/2016
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 147 autres membres