LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

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LES CHIFFRES CHOCS DE LA MALTRAITANCE DES ENFANTS

Plus d'un Français sur dix déclare en avoir été victime et, quand ils sont témoins, ils ne savent pas comment agir. L'association l'Enfant bleu, qui publie ces résultats aujourd'hui, veut briser le tabou.

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C'est un ouvrier au chômage qui se présente à la barre du tribunal, un couple que la télé montre, sortant d'une HLM, le visage dissimulé sous une couverture, menotté entre deux gendarmes... La maltraitance des enfants, une affaire qui ne concernerait que les gens de peu ? Eh bien, non ! C'est ce que révèle un sondage choc réalisé par l'association l'Enfant bleu et que nous dévoilons. Le fléau concerne tout le monde.
14 % en ont souffert. « Plus d'un Français sur 10 déclare ainsi avoir été victime de maltraitances de la part d'un adulte au cours de son enfance. » Le constat fait d'autant plus froid dans le dos que la plupart n'ont jamais pu se délivrer de ce terrible secret : ainsi, parmi ces Français qui disent avoir été « victimes » de maltraitances, physiques, sexuelles et psychologiques.
60 % n'en ont parlé à personne. « Nous-mêmes, nous avons été effarés par ce chiffre, s'inquiète Michel Martzloff, secrétaire général de l'Enfant bleu. C'est dire combien il est urgent de briser le tabou, combien il est aussi urgent d'améliorer le repérage des enfants concernés car, plus tôt on détecte la maltraitance, plus l'enfant a des chances de s'en sortir », poursuit-il.
Pour 88 %, tous les milieux sont concernés. Les Français, eux-mêmes, appellent à la mobilisation, face à un phénomène qu'ils qualifient d'« ignoble », d'« inadmissible ». Pour 61 % d'entre eux, lutter contre la maltraitance des enfants est ainsi une cause « hautement prioritaire », avant même le combat contre les violences faites aux femmes et les discriminations. C'est qu'ils sont bien conscients qu'aucun milieu n'est épargné : 88 % estiment ainsi que la maltraitance touche « tous les milieux sociaux ». D'ailleurs, ils sont visiblement nombreux à s'être déjà posé des questions à propos d'un enfant qu'ils côtoyaient.
45 % soupçonnent un cas dans leur entourage. Qu'il s'agisse de la famille, des voisins, d'amis, c'est là l'autre chiffre choc de cette enquête. Mais que faire et comment ? « Lorsqu'il s'agit d'alerter, ils sont perdus », relève Michel Martzloff. Peur de se tromper, de faire du tort à la famille en cause : 39 % ont alors le réflexe premier -- et désastreux -- de s'adresser aux adultes qui s'occupent de l'enfant, autrement dit à l'agresseur présumé... Seulement 12 % préviennent les services sociaux, 5 % la police et 1 %... le 119. « Aucun interlocuteur de confiance ne se dégage. Du coup, on tergiverse, on laisse filer. Désastreux pour les enfants », s'alarme Michel Martzloff.

 

 

SOURCE : LA PARISIENNE 02.03.2017



05/03/2017
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