LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

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SELON LE MONDE.FR : "FILLON, UNE CAMPAGNE QUI SE DÉLITE"

Le discours du candidat LR à Biarritz, vendredi, a été expédié en trente minutes, devant une salle sans ferveur malgré ses accusations réitérées de « manigances » contre la gauche et François Hollande.

 

Un candidat avec le regard dans le vide, des « On va gagner » scandés sans entrain lors de son meeting, des élus désabusés… Ce sont parfois à de petits signaux, que l’on mesure à quel point une campagne électorale bat de l’aile.

 

A quatre semaines du premier tour de la présidentielle, François Fillon ressemble à un candidat aux abois, qui tente – sans succès – de se sortir des affaires dans lequel il est englué depuis près de deux mois. Deux mois à défendre son honneur, deux mois qui le rendent difficilement audible sur le fond.

 

Mis en examen, notamment pour détournement de fonds publics, le candidat de la droite s’est lancé dans une stratégie du sauve-qui-peut dans laquelle tous les coups semblent permis.

 

Vendredi 24 mars, il a réitéré ses allégations contre François Hollande, présenté comme le chef d’une « machination » destiné à l’abattre. « La seule façon de sauver la gauche c’est de tuer Fillon », a-t-il déclaré lors d’un meeting à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), en se disant la cible de « manigances politiques ».

 

Un refrain désormais largement éprouvé, afin de remobiliser le socle de ses électeurs.

 

Le ton était toutefois nettement moins violent que la veille.

 

Jeudi soir, sur France 2, M. Fillon avait directement mis en cause le chef de l’Etat, en l’accusant d’être à la tête d’un « cabinet noir » à l’origine des fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires.

 

Une charge lourde, qui s’appuie sur le contenu du livre Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat (Robert Laffont, 264 pages, 19,50 euros).

 

A entendre le député de Paris sur le plateau de « L’Emission politique », il n’y avait aucun doute dans son esprit : les révélations de l’ouvrage étaient accablantes pour M. Hollande et constituaient un « scandale d’Etat ». Sauf que le lendemain, il a lui-même reconnu ne pas savoir si les informations contenues dans ce livre sont fondées ou non : « Je ne sais pas si c’est vrai ! », a-t-il déclaré au site de Ouest France.

 

Image d’homme d’Etat hermétique à toute démagogie

 

Peu importe que les accusations soient justifiées, tant que l’offensive atteint son but électoral : dissuader les électeurs de droite de le lâcher. Un filloniste du premier cercle admet le caractère purement tactique et opportuniste de ces attaques : « François Fillon devait réaliser un coup pour réagir à un contexte politique...

 

SOURCE : LE MONDE 25.03.2017

 



25/03/2017
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