LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

LE 29 DÉCEMBRE EST LE JOUR DU TRISTE ANNIVERSAIRE DU MASSACRE DE WOUNDED KNEE.

 

En 1880, Sitting Bull rentre du Canada et se rend aux autorités américaines. Après 2 ans de prison, il est conduit à la réserve de Great River (Dakota). En 1890, les Etats-Unis veulent mettre un terme à l’existence de la grande réserve sioux du Dakota du Sud et décident de diminuer les rations alimentaires. Se répand alors parmi les Sioux affamés et humiliés la « Ghost dance » (danse des esprits). Les danses avaient pour objectif de favoriser l’arrivée d’un sauveur de la cause amérindienne. Sitting Bull, qui reste farouchement attaché au mode de vie amérindien, soutient les danseurs, même s’il n’adhère pas à ce mouvement syncrétique, mêlant les croyances amérindiennes et le christianisme. Inquiètes de cette manifestation d’une forme de résistance, les autorités américaines ordonnent l’arrestation de Sitting Bull. Le 15 décembre 1890, 43 policiers amérindiens encerclent sa maison. Résistant à cette arrestation, Sitting Bull est tué par un de ces policiers (le sioux Bull Head). Dans la bagarre, son fils Crow Foot perd également la vie. Effrayés, plusieurs centaines de Sioux rejoignent le village du chef sioux Big Foot. Les autorités américaines veulent l’arrêter à son tour mais temporisent, Big Foot ayant une réputation de pacifiste. Cependant, Big Foot et les siens décident de faire mouvement en direction du chef Red Cloud (conséquence de l’arrivée de nombreux soldats à proximité de leur village ? Volonté de se regrouper pour mieux affronter les rigueurs de l’hiver ?). Les autorités américaines analysent ce mouvement comme une possible volonté de rejoindre le bastion des « Ghost dancers » dans les Bad Lands. Elles décident alors d’intercepter Big Foot et les siens.
Ces derniers sont rejoints par l’armée américaine le 28 décembre 1890. Sous bonne garde de l’armée, ils passent la nuit dans un campement à Wounded Knee Creek. Le lendemain, les soldats américains sont plus nombreux et des canons, amenés pendant la nuit, sont pointés sur le campement. Avant qu’ils ne soient transférés vers un camp militaire dans le Nebraska, les Indiens doivent être désarmés. C’est au cours de cette opération qu’un coup de feu éclate et qu’une fusillade générale s’en suit. Les soldats (qui appartiennent à la compagnie massacrée 14 ans plus tôt à Little Big Horn) ont rapidement le dessus sur les hommes Sioux tandis que les canons tirent sur les tentes où sont regroupés les femmes et les enfants. Du côté Sioux, c’est le massacre : Big Foot ainsi 300 personnes dont beaucoup de femmes, d'enfants et vieillards.
Le massacre de Wounded Knee vient clore le chapitre des « guerres indiennes ». Cette date est refoulée dans la mémoire américaine tandis qu’elle est un élément majeur de la mémoire des Amérindiens qui demandent toujours que soit officiellement reconnue l’existence d’un massacre. C’est d’ailleurs en février 1973 qu’apparaît sur ces lieux un des signes du renouveau amérindien aux Etats-Unis. Des Sioux de l’American Indian Movement occupent alors le village de Wounded Knee pour que leurs terres et leurs droits soient reconnus. Les autorités fédérales établissent un siège qui dure plusieurs semaines et qui se conclut par une paix entre les deux parties.
Aujourd’hui, une partie des Amérindiens continuent de militer pour leurs droits et pour la préservation de leur mode de vie et de leur culture.

 

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SOURCE : page Facebook "J'apprends le Lakota" 30.12.2016

 



30/12/2016
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