LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

L'INDÉCENT HOMMAGE AU DICTATEUR SANGUINAIRE CASTRO

Les éloges prononcés à l'occasion de la mort du tyran révèlent l'aveuglement à l'égard de son régime dictatorial.

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Que le secrétaire général du Parti communiste français, Pierre Laurent, salue en Fidel Castro « l'artisan de l'une des plus importantes révolutions initiées au XXe siècle » et voie dans le castrisme « la démonstration de la possibilité de bâtir une société juste et souveraine pour tous les peuples » (sic), c'est, hélas !, dans l'ordre des choses. Que Jean-Luc Mélenchon sorte ses bougies et ses fleurs, passe encore. Mais que François Hollande parle juste de « manquements aux droits de l'homme » et de « désillusions » à propos des crimes de ce qui restera comme un l'un des pires régimes policiers de la planète, c'est attristant.
« Manquements aux droits de l'homme », les milliers d'opposants emprisonnés, torturés, fusillés ? « Manquements aux droits de l'homme », les homosexuels persécutés ? « Désillusions », le traitement inhumain réservé aux malades mentaux et aux malades du sida ? Un tyran vient de mourir. Son survêtement est maculé de sang, le sang de ses opposants, et Jean-Claude Jüncker s'incline devant « un héros pour beaucoup » tandis que Justin Trudeau loue « un leader remarquable ». Quand elles auront séché leurs larmes, nos pleureuses devraient plonger leurs yeux dans quelques livres instructifs. À commencer par les mémoires d'Huber Matos, Et la nuit est tombée (Les Belles Lettres). Compagnon d'armes de Castro, ce dernier le condamna, après leur rupture, à vingt années d'emprisonnement, de tortures et d'humiliations. Un Castro dont Matos nous dit qu'il admirait secrètement un certain… Adolf Hitler.

Spectacle déshonorant

Reconnaissons au Lidor Máximo un talent : il a parfaitement su embobiner les intelligentsias sud-américaine et européenne en mal de frissons révolutionnaires. Peu d'intellectuels, à l'exception notable de Mario Vargas Llosa et de Régis Debray, se sont interrogés sur leur engouement castriste. Les autres ont accepté cette horreur totalitaire. Quand ils n'ont pas sanctifié la terreur.
« Incroyable aveuglement de Sartre et, à sa suite, de toute la mitterrandie touristique abusée par les langoustes, les bananiers, et les havanes du dictateur, comme ailleurs par les datchas des maîtres du Goulag ! » notait Claude Imbert, disparu cette semaine, dans son éditorial du 14 mars 1995. Cette année-là, la France avait déroulé le tapis rouge pour Fidel Castro. « Que dirait-on en France d'un Pinochet en visite à l'Élysée ? poursuivait le fondateur du Point. Mais, voyez-vous, chez nous, un mort dans une prison de droite efface cent morts dans une prison de gauche ! Alors nos bigots font tranquillement brûler un dernier cierge devant le totem barbu et sanguinaire d'un désastre historique. Ce spectacle déshonorant que nous voyons, nous, avec les lunettes d'acier que Montand portait dans L'Aveu, ils n'y voient, eux, qu'une fête votive pour un révolutionnaire bavard pendant que le peuple cubain est invité à danser la salsa devant ses buffets vides. »

 

SOURCE : LE POINT 26.11.2016



27/11/2016
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