LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

FINANCEMENT DU TERRORISME : LE GRAND DÉBALLAGE DE L'EX-PREMIER MINISTRE QATARI

Financement du terrorisme : le grand déballage de l’ex-premier ministre Qatari

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Dans un entretien accordé à la BBC l’ex- premier ministre et ex-chef de la diplomatie Qatarie Hamad bin Jassem al Thani, a fait de graves révélations sur le soutien considérable apporté par son pays aux factions armées en Syrie à travers la Turquie, avec la complicité des forces Américaines et d’autres pays de la région, en l’occurrence l’Arabie saoudite, la Jordanie, les Émirats Arabes Unis et la Turquie. Hamad bin Jassem a été plus loin en révélant que la Syrie avait échappé en 2007 un an après la défaite d’Israël au Liban à un plan apocalyptique visant sa désintégration.
L’ex-premier ministre Qatari a par ailleurs indiqué que Doha a été désigné pour s’occuper du dossier de la crise Syrienne avec l’approbation totale de Washington et Riyad, soulignant que son pays est en possession de preuves irréfutables en forme de documents officiels émanant d’Arabie Saoudite et des Etats-Unis, mandatant le Qatar à prendre en charge le dossier de la crise Syrienne dès 2011. Hamad Bin Jassem a tenu à souligner que le soutien militaire fourni par son pays aux groupes armés en Syrie, était acheminé via la Turquie en coordination avec les Etats-Unis.
L’acheminement du soutien logistique destiné aux factions armées opérant en Syrie, était selon l’ex-chef de la diplomatie Qatarie, assuré par les forces Américaines, Turques et Saoudiennes, à partir de la base américaine Incirlik en Turquie. Une base gérée par des officiers des services de renseignements Américains, Turcs, Saoudiens, Qataris, Emiratis, Marocains, Jordaniens, Israéliens, Français et Britanniques, et dont la première mission était la coordination des opérations militaires en Syrie.
Washington a de surcroît mis à la disposition de cette unité du renseignement militaire, six satellites d’espionnage opérant 24 heures sur 24, fournissant tous les détails les plus précis sur l’évolution de la situation sur le terrain, avec photos à l’appui, directement transmis à la salle d’opération dans la base Incirlik, chargée de superviser les opérations militaires dans la zone nord de la Syrie. Les satellites Américains assuraient en même temps la transmission des informations à d’autres centres d’opérations implantés dans la région, notamment dans la ville d’Irbid en Jordanie, dans la région Nord du Royaume, dans la base aérienne Al-Hussein, gérée par des officiers du contre-espionnage Jordaniens, Israéliens, Saoudiens, Emiratis, Américains, Britanniques et Qataris, en charge aussi de superviser les opérations militaires dans la zone sud de la Syrie.

137 milliards de dollars dépensés par le Qatar

L’ancien premier ministre et ex ministre des affaires étrangères Qatari Hamed Bin Jassem al-Thani, qui était aux commandes du Qatar au moment du déclenchement de la guerre en Syrie (2001), affirme en substance que le conflit Syrien a coûté au trésor de son pays plus de 137 milliards de dollars, soulignant au passage que les émirs et commandants des factions armées ont profité de cette manne financière et de l’argent qui coulait à flot, au point où certains d’entre eux sont devenus des milliardaires, l’argent a aussi servi de provoquer des désertions dans les rangs de l’armée Syrienne. Un militaire sans grade qui accepte de déserter l’armée Syrienne et intégrer une milice armée, recevra une enveloppe de 15.000 dollars, alors qu’un officier touchera environ 30.000 dollars.
L’ex-premier ministre Qatari qui a décidé de faire la lumière sur toutes les manoeuvres des pays de la région, avec l’appui des grandes puissances occidentales, pour instaurer le chaos en Syrie, n’a pas épargné certaines personnalités Syriennes qui avaient trahi leur pays pour une poignée de dollars. Il cite à titre d’exemple dans son entretien à la BBC le cas de l’ex-premier ministre Syrien Riyad Hidjab qui a décidé de claquer la porte, après avoir été approché par son cousin basé en Jordanie, qui lui a présenté une offre Saoudienne de 50 millions dollars en contrepartie de sa dissension, une offre alléchante qu’il avait immédiatement acceptée.
Hamed Bin Jassim revient aussi sur la défection de l’ex-commandant du corps d’élite syrien, la garde républicaine, Manaf Tlass, un arrangement mis au point dans les sous-sols de la DST Française, en collaboration avec la sœur de Manaf Tlass qui est établie depuis longtemps en France, naturalisée Française, Nahida Tlass, veuve de l’homme d’affaire Syro-Saoudien Akram Ojjeh. L’ancien responsable politique qatari qui a subitement décidé de briser l’omerta sur les manœuvres des principaux acteurs de la région dans le conflit Syrien a dans la foulée évoqué le rôle clef du premier ministre libanais Saad Hariri, dans le conflit du pays voisin la Syrie, à partir de son bureau dans la ville Turque de Gaziantep, bureau dirigé par le député Libanais Okab Sakr qui organisait le trafic d’armes vers la Syrie, et cette intrusion de Hariri dans le conflit syrien est une des cause de sa faillite dans les affaires.

Al-Magharibia financée par le Qatar

L’ancien ministre Qatari a enfin avoué que son pays a joué un rôle clef dans la destruction de l’Egypte, la Libye, la Syrie et le Yémen à travers un plan concocté aux Etats-Unis. Hamad Bin Jassem a tenu à mettre en garde contre le rôle joué par des médias comme la chaine Al-Jazeera dans cette stratégie globale d’instaurer le chaos dans plusieurs Etats de la région. Et de citer d’autres médias financés par l’Emirat du Qatar comme la chaîne de l’ex-FIS Al-Magharibia, chargée de ternir l’image de l’Algérie, en travestissant la réalité et en engageant même des enfants de Harkis pour accomplir une telle besogne, dans le pays du million et demi de chouhadas.
Cela dit, ce déballage à la BBC, par un des hommes clefs de l’Emirat du Qatar, montre preuves à l’appui, que les pays cités plus haut ont constitué une large alliance de guerre contre la Syrie qui a subi depuis 2011 une extraordinaire agression qui a mis en scène 200.000 terroristes venus de 87 pays, mis en ruine le pays, entrainant la mort de quelque 300.000 personnes et engendrant 7 millions de réfugiés.
A quand la Cour internationale de Justice (CPI) pour les responsables de ce génocide, de ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité ?

SOURCE : Afrique Asie 31.10.2017



07/11/2017
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