LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

LES 4 VÉRITÉS DE BRANE

EN FRANCE, 89 FEMMES ONT ÉTÉ TUÉES PAR LEUR COMPAGNONS/CONJOINTS DEPUIS JANVIER 2016

« Ils nous tuent » : Des féministes affichent, dans la rue, les visages de femmes tuées depuis janvier

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« Je t’ai quitté. » « Mélissa, 34 ans. » « Tu étais violent. » « Géraldine, 49 ans. » En partant travailler, mercredi matin, les Parisiens découvriront peut-être des visages de femmes et des messages sans équivoque peints au pochoir sur les trottoirs de la Capitale. Ce sont quelques-unes des 89 femmes tuées par leurs compagnons ou leurs ex-conjoints depuis le 1er janvier.

Femmes victimes de violences: Les signes qui doivent vous alerter

Ancienne porte-parole de l’association Osez le féminisme, Pauline Arrighi est à l’origine de cette campagne de street art qui se décline également sur un site Web dont le nom résume sa pensée :  « Ils nous tuent ». « Dans les journaux, lors des procès, on entend toujours la version du meurtrier, explique-t-elle à 20 Minutes. Notre idée est de rendre la parole à ces femmes et de montrer pourquoi elles ont été tuées, de leur propre point de vue. »

« L’homme ne supporte pas l’idée de perdre sa drogue, son esclave… »

Pourquoi ? La question amène souvent la même réponse que l’initiative de Pauline Arrighi entend dénoncer. « Dans la plupart des cas, une femme est tuée par son compagnon quand elle lui annonce qu’elle veut rompre, assure la féministe. Tout simplement parce que l’homme n’accepte pas de perdre celle qui lui sert de punching-ball au quotidien… »

Agde: Il frappe sa femme car il ne retrouve pas son paquet de cigarettes

Les psychiatres connaissent bien ce phénomène. « L’homme anesthésie sa souffrance en tapant sa femme. Elle est son objet, confirme Muriel Salmona, psychiatre et fondatrice de l’association Mémoire traumatique. Aussi, quand une femme annonce qu’elle veut se séparer, l’homme laisse éclater sa violence car il ne supporte pas l’idée de perdre sa drogue, son esclave. »

Dans un quart des cas, les auteurs de meurtres conjugaux commis en 2015 se sont d’ailleurs suicidés juste après les faits. Publiée sur le site, l’histoire de Sylviane, 57 ans, en est la plus parlante illustration. «  Le 1er février à Récicourt (Meuse), un homme tue d'un coup de fusil son épouse qui veut le quitter (…) Il se suicide et échappe à la justice. »

122 femmes tuées par leurs conjoints ou ex en 2015

Présidente de l’observatoire des violences faites aux femmes en Seine-Saint-Denis, Ernestine Ronai salue la campagne de Pauline Arrighi et en appelle désormais aux pouvoirs publics pour faire baisser ces terribles statistiques. « Il faut encore améliorer la formation des professionnels, lâche-t-elle. Quand une femme battue dit qu’elle a peur, il faut la croire et mettre en place des mesures de protection pour qu’elle puisse se séparer de son conjoint violent sans risquer sa vie. »

Depuis quelques années, les magistrats ont désormais la possibilité de délivrer des ordonnances de protection et même des « téléphones portables grave danger » qui permettent aux femmes menacées de solliciter les forces de l’ordre en cas de crise majeure. Près de 500 appareils de ce type sont aujourd’hui déployés sur tout le territoire. Cela n’a toutefois pas empêché 122 femmes de mourir sous les coups de leurs conjoints en 2015. Une tous les trois jours.

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SOURCE : 20minutes 01.11.2016

 

 

 

 

 



03/11/2016
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